Les conséquences de la grève des gardiens de prison sur le fonctionnement de la police locale

Depuis le lundi 13 décembre, les gardiens de la prison de Saint-Gilles sont en grève.

Dans pareil cas de figure, la police est réquisitionnée pour suppléer les gardiens avec les conséquences que l’on imagine pour leur sécurité et pour la sécurité des habitants de la zone Midi (Saint-Gilles, Forest et Anderlecht).

Interpellation de Marc Loewenstein, Conseiller de Police MR-FDF, au Collège de Police de la zone MIDI.

Concerne : Les conséquences de la grève des gardiens de prison sur le fonctionnement de la police locale Depuis le lundi 13 décembre 2010, les gardiens de la prison de Saint-Gilles sont en grève. Comme le prévoit la loi, dans ce cas de figure, c’est la police qui est réquisitionnée pour suppléer les gardiens, ce qui n’est pas sans conséquences pour leur sécurité et pour la sécurité des habitants de la zone Midi (Saint-Gilles, Forest et Anderlecht).

Lorsque les policiers remplacent les gardiens, il arrive qu’ils se retrouvent nez à nez avec des détenus qu’ils ont eux-mêmes arrêtés, ce qui peut provoquer des tensions. En outre, du fait de l’absence des gardes habituels, les procédures de routine (nourriture, douche, visite…) sont perturbées de telle sorte que cela crée un énervement dans le chef des détenus. Il n’est pas inutile de rappeler ici le piège tendu par des prisonniers à l’encontre d’un policier le lundi 13, premier jour de la grève. Aujourd’hui, le policier se retrouve avec des contusions au visage.

A côté de ces problèmes au sein même de la prison, mobiliser un grand nombre de policiers pour assurer ces gardes les détourne de leur mission principale, à savoir, patrouiller sur le terrain et assurer une présence policière dans les rues. Or, à chaque grève de gardiens de prison, on observe une croissance immédiate de la criminalité dans la zone.

Il y a quelques mois, avant la démission du gouvernement fédéral, des contacts étaient pris et parfois des négociations s’étaient engagées entre la police locale et le gouvernement fédéral pour améliorer le quotidien des policiers et des citoyens, les soustraire de certaines missions et leur transférer plus de moyens. Aujourd’hui, le gouvernement n’est pas encore constituer et ce genre de problématiques n’est vraisemblablement pas abordé lors des négociations en cours.

Le Collège pourrait-il m’informer de l’évolution du dossier, notamment quant à la suppression de l’obligation pour la police de suppléer les gardiens de prison et leur remplacement dans cette tâche par d’autres ? Les mesures décidées avant la démission du dernier gouvernement constituent-elles un acquis ou doit-on tout renégocier lorsque le pouvoir fédéral sera doté de ce pouvoir ?

Je remercie le Collège pour ses réponses.

Marc Loewenstein