Le projet d’implantation d’une école active à Forest

L’association « Les amis de l’école active » a lancé un projet de création d’une école secondaire à Forest à la rentrée 2011. La spécificité de cette école est de développer une pédagogie active qui met l’enfant au centre de l’apprentissage. Ce type de pédagogie est utilisé dans plusieurs écoles primaires, notamment à Forest, mais la seule école secondaire à Bruxelles qui poursuit aujourd’hui ce type d’enseignement est Decroly.

Seulement, pour accueillir cette école, il faut des murs. Et le lieu visé par l’association est celui de l’internat du 48 rue Marie de Bourgogne.

Alors que le projet a le soutien des ministres compétents en Communauté française, de la Région bruxelloise et des communes de Forest et de Saint-Gilles, la SPABS et la CGSP Enseignement Bruxelles sont moins enthousiastes car le bâtiment est déjà occupé, il s’agit d’un bâtiment public pour une école privée ou encore parce qu’il y a d’autres priorités dans cette zone pour répondre au boom démographique.

Interpellation de Marc Loewenstein, Conseiller communal MR-FDF, au Collège des bourgmestre et échevins de la commune de Forest

Concerne : Le projet d’implantation d’une école active à Forest

L’association « Les amis de l’école active » a lancé un projet de création d’une école secondaire à Forest à la rentrée 2011.

La spécificité de cette école est de développer une pédagogie active qui met l’enfant au centre de l’apprentissage.

Ce type de pédagogie est utilisé dans plusieurs écoles primaires, notamment à Forest, mais la seule école secondaire à Bruxelles qui poursuit aujourd’hui ce type d’enseignement est Decroly.

Selon les résultats d’une pétition, ce projet pour la zone Forest – Saint-Gilles intéresserait quelque 850 familles.

L’initiative est très intéressante et ses objectifs très louables :

  • Laïcité et gratuité
  • Pédagogie active
  • Apprentissage des langues
  • Mixité sociale

à tel point que l’association a reçu le soutien des ministres compétents en communauté française ainsi que des communes de Forest et de Saint-Gilles. Quant à la Région bruxelloise, elle a libéré 50.000 € pour l’engagement d’un coordinateur pour Forest et Saint-Gilles.

Seulement, pour accueillir cette école, il faut des murs. Et le lieu visé par l’association est celui de l’internat du 48 rue Marie de Bourgogne.

Du côté de la SPABS, gestionnaire public des bâtiments scolaires à Bruxelles, et de la CGSP Enseignement Bruxelles, on semble moins enthousiaste à cette initiative :

  • soit parce que les bâtiments sont déjà occupés, il y a en effet actuellement 170 enfants qui fréquentent l’internat,
  • soit parce qu’il s’agit d’un bâtiment public qui serait mis à disposition d’une école privée,
  • soit encore, parce qu’il y a d’autres priorités plus importantes pour venir en réponse aux défis démographiques de demain.

La SPABS n’a pas encore rendu officiellement sa décision. Or, pour être conforme aux prescrits du décret inscription et pour organiser au mieux la rentrée de septembre 2011, l’association aura besoin d’une réponse pour le 18 février au plus tard.

Dans le cadre de l’application du décret inscription, il y a une autre question à ne pas négliger, ceci, d’autant plus que beaucoup de parents espèrent pouvoir offrir à leurs enfants une continuité entre leur enseignement primaire et l’enseignement secondaire. Si école secondaire à pédagogie active il y a, il n’y aura pas pour autant de priorité pour les enfants qui fréquentent actuellement ce type d’enseignement en primaire, je pense ici par exemple, sans exclure les autres écoles tournées vers la pédagogie active, à l’école Sept Bonniers, à l’école Arc-en-ciel ou encore à Beth Aviv.

Même si la première année, il n’y aurait que 4 classes et 88 enfants, l’objectif est d’atteindre à terme les 450 élèves. Or, comme je l’ai dit, le bâtiment est toujours occupé par l’internat et ses 170 élèves.

  • S’il apparaît qu’aujourd’hui il y a de la place, qu’en sera-t-il de demain ? Où iront ces 170 enfants ? Quel sera l’avenir de l’actuel internat ?
    - * Qu’en est-il de la position du collège par rapport au principe de mise à disposition de bâtiments scolaires publics à une école privée (quels que soient ses objectifs et aussi louables soient-ils) ?
  • Où en est le projet d’école secondaire active à Forest ?
  • Quelle est la nature des contacts avec les promoteurs du projet et la direction de l’internat ? Quelles en sont les conclusions ?
  • Quelles sont les priorités de Forest pour faire face au boom démographique ? Ne manque-t-il pas aussi de crèches, d’écoles maternelles et primaires ? Quelques places de crèches seront créées via les contrats de quartier mais tout le monde sait que cela ne suffira pas. Dès lors, quels sont les projets de la commune tendant vers la construction de nouvelles écoles ou l’augmentation de la capacité actuelle d’écoles existantes ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

Marc Loewenstein