L’entretien des espaces verts à Forest

En abordant la question de la gestion des espaces verts par les services communaux, il s’est avéré que l’échevine compétente n’était pas en mesure de nous préciser quels services s’occupait de quels espaces verts.

Pourquoi ? Parce que les informations ne sont pas communiquées entre le service de l’urbanisme et le service des travaux.

Résultat : à Forest, on ne sait pas qui fait quoi et, forcément, certains espaces verts sont laissés pour compte et ne sont pas entretenus !

Interpellation de Marc Loewenstein, conseiller communal MR-FDF, au Collège des bourgmestres et échevins de la commune de Forest

Concerne : L’entretien des espaces verts à Forest

Je dois vous dire que c’est avec une grande surprise et un grand étonnement – et je ne pense pas avoir été le seul à avoir eu cette réaction –, que j’ai appris, lors de la réunion de la commission des travaux publics de mardi dernier, lorsque l’on a abordé la question de l’organisation et de l’entretien des espaces verts, que l’échevine compétente n’était pas en mesure d’avoir une connaissance globale de cette compétence dont elle a la charge.

Dans son exposé, elle nous a indiqué que, pour le futur, elle souhaitait appliquer la Charte écologique qui veut que l’on prévoit un traitement différencié des espaces verts selon les cas. Pour certains, il y aura un entretien fréquent, pour d’autres, l’entretien sera moindre, soit…

Elle nous a ensuite expliqué que l’organisation du service était fixée sur 3 piliers :

- Un chef de service au Bempt, pour une équipe de 6 à 7 personnes qui s’occupe du site du Bempt et du fleurissement de la commune ;
- Un chef de service qui gère une équipe de 13 personnes qui entretient et garantit la propreté du grand parc de Forest, des squares, des pars Marconi, Jacques Brel, de l’Abbaye et de l’espace de verdure longeant l’avenue Jupiter jusqu’au panorama… ;
- Et, enfin, un marché privé impose à la société Clear Channel en compensation des charges d’urbanisme qu’elle ne paie pas à la commune d’entretenir et de tondre certains espaces verts.

Si l’organisation de l’entretien des espaces verts est telle et que tout est bien coordonné, il n’y a apriori aucun problème.

Seulement, lorsque l’on demande à l’échevine quels sont les espaces verts couverts par l’opérateur privé. C’est le silence radio. L’échevine ne peut pas nous répondre. Lorsqu’on lui demande pourquoi, elle nous répond que les services de l’urbanisme ne veulent pas transmettre l’information au service des travaux. Ahurissant !

Lorsqu’on lui demande comment cela se passait avant ? Comment s’organisait les services à l’époque où Marianne Courtois était l’échevine compétente, elle ne peut pas répondre non plus, en précisant qu’il ne s’agissait pas des mêmes chefs de service et que depuis qu’elle a repris la compétence, elle n’a jamais eu l’information des services de l’urbanisme malgré ses demandes.

C’est quand même stupéfiant et scandaleux que, dans une commune qui est au service d’une population et qui est censé assurer un service public, avec tout ce que cela implique comme obligations, l’échevine compétente des espaces verts n’ait pas une connaissance complète du domaine dont elle a la charge parce que les services ne communiquent pas et ne se transmettent pas l’information.

C’est incroyable que cela dure depuis déjà au moins un an et demi et qu’on semble plus aujourd’hui être à l’état du constat fataliste que d’espérer encore un quelconque échange entre les services des travaux et de l’urbanisme. C’est en tous les cas ce qu’on ressentait lors de la commission de mardi dernier.

Cette situation est hallucinante. C’est honteux d’en arriver là au sein d’un service public.

Sans doute que cette interpellation aura le mérite de décanter la situation et que vous allez me répondre qu’aujourd’hui tout est rentré dans l’ordre, que les informations sont bien transmises et que tout va pour le mieux dans le meilleur des monde. C’est en tous les cas tout ce qu’on peut espérer pour le bon fonctionnement des services, pour que le service « espaces verts » ait enfin une vue d’ensemble de la gestion des infrastructures dont il a la charge et, enfin, pour le service rendu à la population.

Alors mes questions seront toutes simples :

  • Est-ce que ce problème a été résolu ?
  • Est-ce que les services des travaux disposent aujourd’hui des informations qui lui manquaient la semaine dernière pour éclairer le conseil sur ce que fait l’opérateur privé, Clear Channel, dans le cadre de l’entretien des espaces verts à Forest ?
  • Dans l’affirmative, que fait donc Clear Channel ?

Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

Marc Loewenstein