Prise en compte des médecins et autres aides à domicile dans l’élaboration du plan communal de stationnement

Interpellation de Marc Loewenstein, Conseiller communal MR-FDF, au Collège des bourgmestre et échevins de la commune de Forest

Les médecins et aides à domicile éprouvent de plus en plus de mal à trouver une place où garer leur voiture lors de leur visite à domicile. Ils sont souvent confrontés à un choix cornélien : se mettre en infraction ou prendre le temps de trouver une place de stationnement autorisé en dépit de la nécessité de traiter le patient sans délai.

Certains médecins exaspérés ont même été jusqu’à faire le siège des autorités pour faire imposer le concept de « singe » (« stationnement illicite non gênant exigé »).

En 2005, un accord a été trouvé avec le procureur du Roi de Bruxelles : le stationnement illicite serait désormais toléré pour les médecins en visite au domicile d’un patient pour autant que l’urgence l’impose et que la circulation ne s’en trouve pas entravée. Une voiture pourrait par exemple se trouver partiellement sur le trottoir pour autant que le médecin laisse un espace assez large pour permettre le passage d’un landau. Cette situation doit bien entendu rester exceptionnelle et limitée à l’exercice de l’activité de médecin ou d’aide soignant et les abus doivent être sanctionnés.

A côté de cet accord, depuis le 1er février 2007, un arrêté royal autorise les communes à délivrer une carte de stationnement pour certains groupes cibles comme les médecins ou les infirmiers à domicile. Cette carte dispensera leurs détenteurs du paiement éventuel du stationnement ou de l’utilisation d’un disque bleu. Elle autorisera également les infirmiers et médecins à utiliser des places de stationnement qui leur auraient été exclusivement réservées par l’administration communale.

Dans le cadre d’une question écrite sur l’état d’avancement du plan communal de stationnement, le Collège me faisait savoir que des études étaient en cours.

Parmi les initiatives prises : des réunions de la commission de la mobilité, des visites sur le territoire de la commune avec la firme qui gère les horodateurs (Rauwers) ainsi que des contacts avec la Région bruxelloise et les communes voisines.

Vous m’indiquiez également que le bureau d’étude qui a été désigné fin 2007 pour l’établissement d’un plan communal de mobilité devra s’occuper en priorité du volet « stationnement » et qu’un plan définitif devrait être proposé au conseil communal fin 2008, début 2009.

Dans le cadre du plan de stationnement, il me paraît important de ne pas oublier la situation des médecins et aides à domicile qui, compte tenu de la nature et des exigences de leur métier, méritent de bénéficier de certaines facilités lorsqu’il s’agit de se garer pour aller soigner leurs patients.

Il me semble en outre important de ne pas se cacher derrière un plan communal de mobilité pour reporter toute une série de questions à plus tard. Des problèmes se posent aujourd’hui et il me semble important d’y répondre, même à titre temporaire, le temps de trouver une solution définitive et intégrée dans un plan plus vaste.

Il y a à Forest un certain nombre de quartiers où il est difficile de se garer. Je ne parle même pas du quartier de Forest National en période de concerts. Or, les médecins et aides à domicile ont un planning à respecter et, surtout, des patients à soigner.

Compte tenu de ce qui précède, j’aimerais connaître la position du Collège face à la situation de ces médecins et aides à domicile. J’aimerais savoir si leurs préoccupations seront bien prises en considération dans le cadre de l’élaboration du plan communal de mobilité et de son volet « stationnement ».

J’aimerais également savoir quelles mesures immédiates le Collège pourra-t-il prendre pour leur faciliter le travail. La carte de stationnement en est une, il y en a sans doute d’autres qui seront nécessaires.

Pour ce qui concerne cette carte de stationnement, le problème qui risque de se poser est qu’un médecin ou un infirmier devra faire plusieurs demandes de carte de stationnement dans la mesure où son travail ne se limite, pour la plupart du temps, pas à une commune particulière mais plutôt à une zone englobant plusieurs communes. C’est l’effet pervers de cette solution, effet qu’il faut solutionner. J’aimerais donc également entendre le collège sur les solutions qu’il pourrait apporter à ce tracas administratif supplémentaire.

Je vous remercie.