Conséquences du chantier de la STIB autour de l’hôtel communal de Saint-Gilles

Ce lundi 28 septembre, la STIB a entamé un chantier visant à remplacer les voies de tram, créer un demi-site propre et rénover de façade à façade les voiries où passent les trams 81 et 97 autour de la maison communale de Saint-Gilles.

Depuis le dépôt du permis, des riverains ont relayé une série d’inquiétudes (vibrations, quais trop longs, pertes de places de stationnement, gestion des déménagements...), au point de se cotiser pour introduire un recours au Conseil d’Etat. Entretemps, la STIB a corrigé son permis et a entamé les travaux.

Question d’actualité de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois FDF, à M. Pascal SMET, Ministre, chargé des Travaux publics, de la Mobilité et des Transports.

Concerne : Conséquences du chantier de la STIB autour de l’hôtel communal de Saint-Gilles

La presse de ce lundi 28 septembre nous informe que la STIB a entamé ce jour-là un chantier visant à remplacer les voies de tram, créer un demi-site propre et rénover de façade à façade les voiries où passent les trams 81 et 97 autour de la maison communale de Saint-Gilles.

Depuis le dépôt du permis, des riverains ont relayé une série d’inquiétudes au point de se cotiser pour introduire un recours au Conseil d’Etat contre le permis initial déposé par la STIB. Ce permis attaqué, accordé moyennant un nombre important de conditions, a été corrigé début septembre par la STIB avant que le Conseil d’Etat ne remette son arrêt. Ceci, alors que les conclusions de l’Auditeur du Conseil d’Etat tendant à annuler le permis attaqué.

Dans un communiqué de ce mardi 29 septembre, la STIB tente de rassurer les riverains en précisant, je cite, « Contrairement à ce que certains riverains craignent, il n’est pas question aujourd’hui de modifier le type de trams circulant sur les lignes 81 et 97 à cet endroit. Ce sont toujours les trams actuels qui circuleront sur ces lignes à l’issue du chantier ».

Les riverains, qui ne sont pas opposés aux transports publics, restent néanmoins inquiets pour le quartier et leur cadre de vie, ceci notamment à trois niveaux :

  • les nuisances liées aux vibrations,
  • la longueur des quais en fonction du charroi de la STIB et, en conséquence, les pertes de places de stationnement alors que le quartier en manque,
  • la gestion des déménagements vu la suppression de places de stationnement et le passage des trams dans les deux sens.

Plusieurs questions se posent et pour lesquelles j’aimerais des éclaircissements :

  • Pouvez-vous confirmer que sur les lignes 81 et 97 ne circuleront pas des T3000 et des T4000 ?
  • Dans l’hypothèse où un tel charroi y circule, pourriez-vous me confirmer que le système antivibratoire installé aujourd’hui par la STIB sera bien fonctionnel, même dans des rues en pente, et sachant que, si le remplacement des rails sur la rue Bréart en 2013 a atténué les nuisances lors de sa pose, celles-ci réapparaissent aujourd’hui ?
  • Si les rames utilisées pour les lignes 81 et 97 ne sont pas des T3000 et T4000, pourquoi décider aujourd’hui de faire des arrêts de 45 mètres de long, alors que le stationnement est rare dans le quartier. Le projet ne peut-il pas être adapté et les arrêts réduits au besoin du charroi actuel ?
  • Enfin, une crainte soulevée par les riverains et confirmée par l’Auditeur du Conseil d’Etat concerne la gestion des déménagements, vu l’absence de stationnement remplacé par l’embarcadère et la circulation de deux lignes de trams en double sens sur la voirie. Avez-vous une réponse à cette préoccupation ?

Marc LOEWENSTEIN

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