L’octroi des extensions « .brussels » et stratégie de développement

Selon le baromètre internet établi par Email-Brokers, la Belgique se montre trop passif sur le plan de l’encadrement et de la réglementation de l’univers numérique. Par exemple, les sites belges d’e-commerce sont en grande partie détenus par des sites étrangers qui se font passer pour belges.

L’étude rappelle que, pour un entrepreneur étranger, il est très facile d’utiliser l’extension « .be », alors que la réciproque n’est pas vraie partout en Europe.

Question orale de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à Mme Bianca DEBAETS, Secrétaire d’Etat, chargée de la Coopération au développement, de l’Egalité des Chances, de la Sécurité routière, de l’Informatique et du Bien-être animal.

Concerne : Octroi des extensions « .brussels » et stratégie de développement

Dans l’Echo du 1er septembre, un article traitait du nouveau baromètre internet établi par la société Email-Brokers (le cabinet de gestion de bases de données et de marketing interactif). Ce baromètre dénombre 894.000 sites actifs en 2017, contre 756.000 en 2014 et 667.000 en 2012, et la grande majorité d’entre eux – soit 679.000 – a adopté l’extension « .be ».

Le baromètre pointe une faiblesse de notre système actuel. Selon celui-ci, notre pays se montre trop passif sur le plan de l’encadrement et de la réglementation de l’univers numérique. Par exemple, les sites belges d’e-commerce, en constante augmentation – plus de 50.000 adresses URL en 2017 – sont en grande partie détenus par des sites étrangers qui se font passer pour belges. Toujours selon ce baromètre, la majorité d’entre eux sont basés aux Pays-Bas.

Enfin l’étude rappelle que, pour un entrepreneur étranger, il est très facile d’utiliser l’extension « .be », alors que la réciproque n’est pas vraie partout en Europe. Les pays du nord du continent, en particulier, ont édicté des lois ou des règles pour empêcher que des étrangers "usurpent" leur identité nationale. La démarche est tout sauf neutre puisque le consommateur lambda aura plus vite confiance en un site commercial apparaissant comme géographiquement proche. En outre, le savoir-faire « made in Belgium » a une réputation établie, que la mollesse de notre réglementation en matière numérique pourrait permettre de s’approprier indûment.

Partant de ce constat, je voulais savoir, Madame la Secrétaire d’Etat, ce qu’il en était pour l’extension « .Brussels ».

  • Quelles sont les règles d’usage en Région bruxelloise pour l’octroi des extensions « .brussels » ? Est-il aisé pour une entreprise étrangère d’e-commerce de se procurer une telle extension ?
  • Quel est aujourd’hui le nombre de site d’e-commerce avec une extension « .brussels » ?
  • Quel est le nombre de sociétés étrangères possédant une extension « .brussels » ?
  • Enfin, pourriez-vous préciser quelle est la stratégie du Gouvernement de développement de l’extension « .brussels » dans sa politique de Smart city ?

Marc LOEWENSTEIN


Pour découvrir le compte rendu des débats, cliquez ici et choisissez la Commission des Finances et Affaires générales du 16/10/2017. Il est disponible quelques jours après la date du débat.

Dans la même rubrique :

 


Restez informés