L’utilisation du carburant « Gas to Liquid » (GTL) pour la flotte de bus de la STIB

La STIB a passé une commande de bus hybrides. Elle annonce par ailleurs un passage à des véhicules 100% électriques à l’horizon 2030. D’ici là, des bus diesel continuent à circuler et à polluer à Bruxelles.

Une solution semble exister dans l’intervalle. Certaines expériences montrent que le GTL peut être utilisé à la place du diesel sans qu’aucune modification sur les véhicules ne soit nécessaire. De plus, son utilisation permet une réduction de 20 à 35% des émissions de particules fines, une réduction des oxydes d’azote (Nox) et il n’y a aucun dégagement de fumée ou d’odeur.

Question orale de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à M. Pascal SMET, Ministre, chargé des Travaux publics, de la Mobilité et des Transports.

Concerne : L’utilisation du carburant « Gas to Liquid » (GTL) pour la flotte de bus de la STIB

La pollution sonore et la pollution de l’air liées à l’usage de diesel pour les véhicules roulants de la STIB emportent des nuisances et des risques pour la santé des citoyens qui se doivent d’être diminuer au maximum par les autorités publiques.

Certes, des bus hybrides sont en commande. Certes, la STIB annonce pour l’horizon 2030, un renouvellement complet de sa flotte de véhicules « diesel » vers des véhicules 100% électriques. Si cette annonce est, à priori, réjouissante, il n’en reste pas moins que les délais évoqués restent particulièrement longs et que les citoyens bruxellois sont en droit d’espérer des actions intermédiaires concrètes permettant de diminuer les pollutions sonore et de l’air en région bruxelloise.

Des alternatives, ou du moins, des solutions de transition, existent et le « Gas To Liquid » (ci-après « GTL ») fait partie de ces alternatives.

Plusieurs études et expérimentations sur le terrain – notamment par des entreprises de transports publics – ont démontré son caractère moins polluant et à terme plus économique. Ainsi, pour exemple, au terme d’une phase de test s’étant révélée très concluante, la ville de Strasbourg a maintenant entièrement alimenté ses bus diesel par du carburant GTL.

Les avantages du GTL sont notamment qu’il peut être utilisé à la place du diesel sans qu’aucune modification sur les véhicules ne soit nécessaire. De plus, son utilisation permet une réduction de 20 à 35% des émissions de particules fines, une réduction des oxydes d’azote (Nox) et il n’y a aucun dégagement de fumée ou d’odeur.

Plus précisément, le GTL fait partie de la famille des carburants paraffiniques répondant à la norme européenne EN15940. Cette norme nécessite d’être transcrite dans chaque pays individuellement. Le GTL est déjà commercialisé en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre et au Danemark. En Belgique, contrairement à ses voisins (excepté le Luxembourg), l’EN15940 n’est pas encore une norme reconnue.

Rendre Bruxelles plus respirable est, certes, une volonté commune à toutes et tous, mais également une véritable nécessité. Nous nous devons d’étudier toute opportunité afin que notre région soit moins polluée et polluante en vue de la rendre ainsi plus agréable à vivre pour l’ensemble de ses citoyens.

Monsieur le Ministre, vous connaissez mon intérêt et ma préoccupation pour le développement d’alternatives viables et plus écologiques dans le domaine de la mobilité à Bruxelles et j’aurais donc quelques questions à vous poser quant aux possibilités d’implémentation et d’usage du GTL pour les véhicules de la STIB :

  • La piste du GTL est-elle une alternative étudiée par la Région comme solution de transition en attendant le remplacement de la flotte de bus diesel de la STIB par des bus hybrides et, in fine, électriques ?
  • Le GTL n’est pas encore reconnu en tant que carburant autorisé en Belgique. Une procédure est-elle en cours pour l’autoriser ? Dans la négative, ne serait-il pas opportun que la Région bruxelloise donne l’impulsion, porte le dossier au niveau de la conférence interministérielle de la Mobilité et contribue activement à la transcription de la norme européenne EN15940 qui permettrait la commercialisation et l’usage du GTL en Belgique ?

Marc LOEWENSTEIN


Pour découvrir le compte rendu des débats, cliquez ici et choisissez la Commission de l’Infrastructure du 26/02/2018. Il est disponible quelques jours après la date du débat.

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