Le respect de l’emploi des langues à la STIB

Pour ce qui est de sa communication, la STIB est dans l’obligation de se conformer à la législation en vigueur en matière d’emploi des langues.

Les questions linguistiques peuvent paraître anecdotiques pour certains vu les enjeux de mobilité à Bruxelles. Il est néanmoins important de respecter les législations en vigueur et de garantir une communication irréprochable non seulement à l’égard des francophones et des néerlandophones, mais aussi, vu que Bruxelles est une ville internationale, à l’égard des expatriés et des visiteurs.

Question orale de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à M. Pascal SMET, Ministre, chargé des Travaux publics, de la Mobilité et des Transports.

Concerne : Le respect de l’emploi des langues à la STIB

Un usager de la STIB me rapporte un manquement au niveau de l’application de la législation linguistique constaté dans certains véhicules de la STIB.

En l’espèce, en tant qu’usager régulier des certaines lignes de bus, il a pu constater sur les panneaux d’affichage, pour le 95, que « Grote Markt » apparaissait pendant 10 secondes, tandis que « Grand-Place » n’apparaissait que 5 secondes. Idem sur la ligne 43 où « Sterrewacht » reste 10 secondes, tandis que « Observatoire » 5 secondes.

Ces constats concernant deux lignes se sont faits sur une durée de plusieurs mois. Il ne s’agit donc pas d’un incident ponctuel. Et si les faits sont constatés pour ces deux lignes, il ne s’agit sans doute pas d’un incident isolé.

Ces faits ont été signalés à deux reprises à la STIB.

La première fois, il lui a été répondu, après vérifications, que c’était exact mais que c’était dû au système informatique qui est programmé pour trois langues (français – néerlandais – anglais) ; lorsqu’il n’y a pas de traduction en anglais, le néerlandais prend la place.

Admettons que ce problème informatique soit compliqué à résoudre, au lieu de privilégier systématiquement le néerlandais, un bus sur deux aurait par exemple pu afficher tantôt doublement le français, tantôt le néerlandais. Cette suggestion aurait été entendue et étudiée.

Quelques semaines plus tard, ce même témoin pensait que le problème avait été résolu voyant que les annonces en français et en néerlandais avaient toutes les deux été ramenées à 5 secondes.

Seulement, il n’a pas fallu quelques jours après ce constat pour découvrir que l’ancien système – 10 secondes en néerlandais, 5 secondes en français – était réapparu.

Le témoin a à nouveau signalé le problème et est toujours en attente d’un retour de la STIB.

Pour rappel, la STIB est dans l’obligation de se conformer à la législation en vigueur, à savoir, à l’article 32 de la loi du 16 juin 1989 portant diverses réformes institutionnelles, qui renvoie au régime linguistique applicable aux services centraux et, pour ce qui concerne les communications au public, à l’article 40 des lois sur l’emploi des langues en matière administrative.

Cette question linguistique est sans doute anecdotique pour certains vu les enjeux de mobilité à Bruxelles. Il est néanmoins important de respecter les législations en vigueur et de garantir une communication irréprochable non seulement à l’égard des francophones et des néerlandophones, mais aussi, vu que Bruxelles est une ville internationale, à l’égard des expatriés et des visiteurs.

Dès lors, Monsieur le Ministre, pourriez-vous m’informer des suites de cette affaire ?

S’il s’agit d’un problème informatique, a-t-il pu être résolu depuis lors ?

Comment se fait-il que le problème ait pu être résolu à un moment puis est réapparu ?

Quelles sont les mesures qui sont prises pour garantir une égalité de traitement linguistique dans le cadre de la communication de la STIB ?

Marc LOEWENSTEIN


Pour découvrir le compte rendu des débats, cliquez ici et choisissez la Commission de l’Infrastructure du 05/03/2018. Il est disponible quelques jours après la date du débat.

Dans la même rubrique :

 


Restez informés