La mise en place et les impacts de 40 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires

Question écrite de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à Mme Elke VAN DEN BRANDT, Ministre, chargée des Travaux publics, de la Mobilité et de la Sécurité routière.

Concerne : La mise en place et les impacts de 40 kilomètres de pistes cyclables supplémentaires

Dans le cadre du déconfinement, vous avez décidé de prévoir 40 kilomètres de pistes cyclables sécurisées à Bruxelles avec notamment l’objectif de limiter la fréquentation de la STIB.

Le réseau cyclable tracé intègre les axes structurants de la région. Certains de ces axes disposent déjà d’infrastructures sécurisées pour les vélos, d’autres pas encore, pas suffisamment sécurisées ou pas sur leur totalité. Dans votre communication, vous avez précisé que, dans la plupart des cas, une bande de circulation sera reconvertie en piste cyclable (l’exemple de la rue de la Loi est le plus emblématique). A d’autres endroits, comme au boulevard Général-Jacques, il s’agira de créer le chaînon manquant d’un itinéraire cyclable déjà existant.

S’il est bien entendu utile de renforcer les infrastructures cyclables en cette période de déconfinement, période propice d’autant plus que la pression automobile est moins importante, cela permettra aux plus valides de se déplacer autrement qu’en transports publics. Les moins valides, les personnes à mobilité réduites, devront quant à elles soit rester dans ces transports publics, soit utiliser, si elles sont éligibles, le service taxibus, soit prendre leur voiture.

Pour rappel, la Région bruxelloise a signé en 2015 la charte Handistreaming, qui précise qu’ « Il n’y a plus lieu de s’attendre à ce que les personnes en situation de handicap s’adaptent à leur environnement, mais bien que les responsables politiques s’attaquent aux obstacles qui compromettent leur participation à la vie économique, sociale et culturelle. Ce signal fort est un engagement à adopter, dans tous les domaines, des réglementations et mesures facilitant l’intégration des personnes en situation de handicap ». Par ailleurs, la Convention de l’ONU relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la Belgique et par la Région bruxelloise, stipule que « les personnes avec un handicap ont le droit de vivre de manière autonome et d’être pleinement intégrées à la société ».

Ce rappel ne va pas à l’encontre des objectifs poursuivis par la Région pour encourager la mobilité « active », mais vise à ce que les initiatives prises rencontrent également les objectifs de la charte Handistreaming et de la Convention de l’ONU.

Dès lors, Madame la Ministre, pourriez-vous m’indiquer, pour chaque voirie concernée par ces 40 kilomètres de pistes cyclables, quel aménagement a été effectué (suppression d’une bande de circulation, d’une bande de stationnement, simple marquage au sol sans suppression de bande, rien sur certains axes déjà bien équipés…) ? Pourriez-vous préciser si l’aménagement est déjà réalisé et, à défaut, quand est-il planifié ?

Pourriez-vous m’assurer que les nouvelles pistes cyclables n’ont pas supprimé des emplacements de stationnements pour personnes handicapées ? Si certains emplacements ont été supprimés, pourriez-vous me préciser combien, où et s’il est prévu de les compenser ?

Enfin, avez-vous évalué l’impact de ces pistes cyclables sur l’accessibilité des espaces publics et commerciaux pour des personnes qui, en raison de leur âge ou leur handicap, ne se déplacent qu’en voiture ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Marc LOEWENSTEIN

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