Les nuisances liées au remplacement des voies de tram sur l’avenue de l’Hippodrome

Ce lundi 29 juin, un chantier de remplacement des voies de tram a été entamé par la STIB sur l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles.

Ce premier jour de chantier, les gros travaux de casse du béton débutaient faisant ressentir de forts tremblements jusqu’au Val de la Cambre où certains habitants se plaignent déjà de fissures.

Lors d’une réunion d’information préalable au chantier avec la STIB, les riverains ont demandé un état des lieux contradictoire qui leur a été refusé en précisant que des photos des façades seraient prises.

Les riverains sont très inquiets à tel point qu’une plainte contre x a été déposée.

Question d’actualité en séance plénière de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à Mme Elke VAN DEN BRANDT, Ministre, chargée des Travaux publics, de la Mobilité et de la Sécurité routière.

Concerne : Les nuisances liées au remplacement des voies de tram sur l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles

Ce lundi 29 juin, un chantier de remplacement des voies de tram a été entamé par la STIB sur l’avenue de l’Hippodrome à Ixelles. Ce premier jour de chantier, les gros travaux de casse du béton débutaient sur le haut de l’avenue (du côté du boulevard Général Jacques) faisant ressentir de forts tremblements jusqu’au Val de la Cambre où certains habitants se plaignent déjà de fissures. La police s’est rendue sur place pour constater les dégâts.

D’autres nuisances ont été constatées, notamment dans le nouveau salon de thé situé au 167 de l’avenue où un service à thé est tombé des étagères en conséquence des tremblements causés par les travaux, tandis que, au 141, le patron de la carrosserie voyait les objets de son bureau vibrer.

Lors d’une réunion d’information préalable au chantier qui s’est tenue en présence de riverains et de la STIB le 8 juin, les riverains ont demandé qu’un état des lieux contradictoire soit réalisé. La STIB a rejeté la demande en précisant que leur entrepreneur avait pris des photos des façades et qu’un état des lieux contradictoire n’était pas envisagé dans le cadre de ce type de travaux normaux.

Pour les riverains inquiets, la situation n’est pas normale et ils craignent que de tels travaux, sur une voirie aussi étroite, ne causent des dégâts sur des maisons qui n’ont pas été construites hier… Ils s’interrogent sur la responsabilité de la STIB ou de tout autre entrepreneur responsable des nuisances. Une plainte contre x a d’ailleurs été déposée par les riverains, ce n’est pas banal et démontre le sérieux de leurs inquiétudes.

Compte tenu de la situation, mes questions seront les suivantes :

  • Quelle est la différence entre des travaux « normaux » et « anormaux » à la STIB. A partir de quand un état des lieux contradictoire est-il élaboré ?
  • Quelle est, dans la situation actuelle, le degré de responsabilité de la STIB ou de tout autre entrepreneur actif sur le chantier en cas de nuisances et dégâts ?
  • Est-ce que, au vu de cette situation, de la structure de la voirie, des nuisances déjà occasionnées, ce n’est pas à la STIB de venir en soutien des riverains, riverains laissés aujourd’hui à leur triste sort et à qui incombe la charge de la preuve alors qu’ils subissent la situation ? Quelles actions peuvent encore être réalisées aujourd’hui par la STIB pour venir en soutien de ces riverains inquiets pour l’intégrité de leurs biens ?
  • Je lis enfin aujourd’hui que la STIB recherche une entreprise pour mesurer les vibrations en vue de la deuxième phase des travaux qui débute le 16 juillet. C’est très bien mais qu’est-ce qui est fait aujourd’hui pour venir en soutien aux riverains et préserver leurs biens ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Marc LOEWENSTEIN


Pour découvrir le compte rendu des débats, cliquez ici et choisissez la Séance plénière du 3/7/2020. Il est disponible quelques jours après la date du débat.