Zones de jeux à Forest : La commune installe des bacs à fleurs sans consulter les pompiers

Et quid si, par malheur, des habitants de la rue sont confrontés à un incendie ou à une urgence médicale ?
Quand, en tant que bourgmestre, on prend une décision, c’est le genre de choses qu’il faut absolument prendre en compte.
Cela ne semble malheureusement pas aussi évident pour le bourgmestre de Forest qui gère la commune en freestyle.
Pauvres Forestois.es...

Zones de jeux à Forest : DéFI exige que la sécurité des riverains soit assurée

Depuis le mois des mars, des zones de jeux ont été installées à la chaussée de Bruxelles et dans le quartier Saint-Antoine à Forest pour permettre de garantir la distanciation sociale pendant le confinement. Afin d’éviter le trafic de transit dans le quartier de la chaussée de Bruxelles, le Collège a décidé d’étendre la zone de jeux à l’avenue Massenet.

A plusieurs reprises déjà, au niveau du conseil communal et dans la presse, Marc Loewenstein, chef de groupe DéFI à Forest, s’est interrogé sur la pertinence de ces zones de jeux (interdites aux voitures) par rapport aux zones de rencontre (circulation limitée à 20km/h et priorité aux piétons et cyclistes), a dénoncé le report de charges sur les voiries limitrophes et le manque de concertation avec la population.

« En période de confinement, la mise en place de la zone jeux sur la chaussée de Bruxelles, aussi bénéfique soit-elle pour les riverains, ne posait pas trop de problèmes pour les rues voisines. Avec le trafic qui a repris, c’est toute autre chose. Et c’est de la responsabilité des décideurs politiques d’évaluer les mesures prises de manière temporaire et d’adapter la situation le cas échéant. Dans ce dossier, le Collège est buté et pense sans doute que revenir en arrière est un désaveu » déclare Marc Loewenstein. « Ce qui est très regrettable aujourd’hui, c’est que les riverains du quartier sont divisés en deux clans et les tensions sont clairement palpables. Si la cohésion sociale et la participation citoyenne sont si chères à la majorité Ecolo-PS qu’elle ne démontre sur le terrain. Entendons-nous bien, autant je suis favorable à ce que des mesures soient prises pour améliorer la qualité des vie des riverains et leur permettre de disposer de davantage de place dans l’espace public, autant ces mesures doivent être prises sérieusement et pas sur un coin de table ».

Plus particulièrement, la fermeture de l’avenue Massenet a fait dernièrement réagir certains riverains qui ont déplacé les barrières Nadar vendredi dernier pour rouvrir la voirie à la circulation. Marc Loewenstein ne cautionne pas cette action mais y voit le signe de citoyens excédés par le manque criant de dialogue et le dogmatisme de certains. « Je comprends le ras-le-bol de certains habitants qui ne se sentent pas écoutés et respectés, d’autant plus que leur interpellation citoyenne a été injustement reportée lors du dernier conseil communal alors qu’elle aurait pu être développée en visioconférence comme cela s’est fait notamment à Auderghem ».

Mais ce qui fait sortir l’élu communal de ses gonds, c’est la réaction du Collège qui a replacé les barrière Nadar et ajouté en plus des bacs à fleurs. « Cet acte est totalement irresponsable de la part du Collège et, en particulier, du bourgmestre qui est sensé assurer la sécurité publique et protéger les habitants. Renseignements pris, l’avis des pompiers n’a pas été demandé et il ne faut pas être un expert pour se rendre compte que le dispositif mis en place bloque tout accès aux pompiers et aux ambulances. Le Bourgmestre gère la commune en freestyle au mépris des règles élémentaires de sécurité. C’est effarant ! » conclut Marc Loewenstein.