La consultation citoyenne organisée dans le cadre de l’apaisement de la circulation dans le Quartier Union

Ce lundi 12 et mardi 13 octobre, la commune organise une consultation citoyenne dans le cadre de l’apaisement de la circulation dans le Quartier Union.

Nous apprenons aujourd’hui notamment que tout le monde ne peut pas y participer et que les participants pourront se prononcer sur certaines propositions déjà communiquées au Collège par d’autres participants alors que la commune n’a pas invité les riverains qui le souhaitaient à soumettre leurs idées en précisant qu’elles seraient soumises à l’ensemble des participants…

Le groupe DéFI est intervenu à de multiples reprises, à chaque conseil communal depuis le mois d’avril, que ce soit par la voix de Marco Loewenstein ou celle de Xavier Jans, non pas par obsession pour le sujet, mais parce que les riverains et nous-mêmes faisions face à chaque fois à des éléments neufs nous poussant à réagir. Et il en est de même aujourd’hui.

Tous les riverains, et tous les élus communaux, s’accordent sur la nécessité de passer à une mobilité apaisée dans notre commune, et plus largement dans notre Région. Ils s’accordent sans doute moins sur la méthode pour y arriver.

Pour qu’une telle initiative sorte pleinement ses effets, il faut qu’elle suscite l’adhésion, la confiance, qu’elle soit prise en toute transparence et objectivité.

Il faut en d’autres termes que ET la MOBILITE, ET les CITOYENS soient APAISES.

Interpellation de Marc LOEWENSTEIN, chef de groupe DéFI, au Collège des bourgmestre et échevins concernant la consultation citoyenne organisée dans le cadre de l’apaisement de la circulation dans le Quartier Union

Ces 12 et 13 octobre, se tiennent deux réunions de participation citoyenne dans le cadre de l’apaisement de la circulation dans le Quartier UNION.

Ces réunions font suite aux nombreuses manifestations citoyennes de ces derniers mois portant sur les mesures prises ou à prendre pour, d’une part, limiter le trafic de transit et, d’autre part, limiter les reports de charges consécutives aux premières mesures.

Le groupe DéFI est intervenu à de multiples reprises, à chaque conseil communal depuis le mois d’avril, que ce soit par ma voix ou celle de mon collègue Xavier Jans, non pas par obsession pour le sujet, mais parce que les riverains et nous-mêmes faisions face à chaque fois à des éléments neufs nous poussant à réagir. Et il en est de même aujourd’hui.

Tous les riverains, et tous les élus communaux, s’accordent sur la nécessité de passer à une mobilité apaisée dans notre commune, et plus largement dans notre Région. Ils s’accordent sans doute moins sur la méthode pour y arriver.

Par ailleurs, pour qu’une telle initiative sorte pleinement ses effets, il faut qu’elle suscite l’adhésion, la confiance, qu’elle soit prise en toute transparence et objectivité. Il faut en d’autres termes que et la mobilité, et les citoyens soient apaisés.

Or, si la consultation citoyenne demandée et attendue avec intérêt constitue une belle opportunité d’apaisement, le Collège, par l’organisation de cette consultation, pêche par son amateurisme et risque bien de maintenir cette tension et cette méfiance qui habitent une partie de la population forestoise.

Vous direz sans doute que vous êtes victimes de votre succès et que vous vouliez faire pour le mieux. Gouverner, c’est prévoir, c’est anticiper. Lorsque l’on connait l’intérêt des habitants pour cette question, on est en droit d’attendre de vous que vous mettiez tout en place pour accueillir tous les riverains, habitants, mandataires qui souhaitent y participer, quitte à ce que, lors de l’organisation, notamment des ateliers, tout le monde ne puisse pas prendre la parole. Il me semble par exemple logique que les mandataires puissent écouter sans intervenir. L’objectif de ces concertations étant de mettre les citoyens au centre et de permettre à un maximum d’entre eux de s’exprimer.

Lors de la période des inscriptions, nous avons appris que les réunions des 12 et 13 octobre sont organisées via ZOOM et que le nombre limite de participants est de 100 par soirée. Résultat des courses : les mandataires qui se sont inscrits dans les temps ont été sacrifiés pour des citoyens non-mandataires, ce que je peux comprendre à moitié, quant à certains citoyens, riverains qui ont également voulu y participer, ils ont également été recalés faute de places suffisantes.

Lorsque je dis que je comprends à moitié, c’est parce que si nous sommes connus pour notre engagement politique, il y a certainement, parmi les participants que vous avez acceptés, des militants de certains partis. Par ailleurs, si j’avais participé à cette réunion, je ne serais bien évidemment pas intervenu mais, en tant que mandataire politique, il nous aurait paru correct et transparent de ne pas laisser que le collège avoir accès en direct à la séance et aux ateliers.

Compte tenu de ce qui précède, j’aimerais vous poser les questions suivantes :

1. Sur la plateforme utilisée :

- Pourquoi avoir utilisé une plateforme limitée à 100 participants compte tenu de l’engouement de nombreux riverains pour cette problématique ?
- Pourquoi ne pas avoir, à tout le moins, prévu un système de liste d’attente vu que, parmi les inscrits, certains ne se connecteront finalement pas ?
- Pourquoi n’avez-vous pas cherché à trouver des solutions pouvant accueillir tous ceux qui voulaient participer aux réunions, quitte à ce que certains puissent seulement écouter (je pense principalement aux mandataires politiques) ?

2.Sur le recours à un prestataire externe pour assister la commune dans cette consultation :

- Pourriez-vous me préciser quand le marché est passé : lancement de l’appel, délais pour répondre, décision du Collège ?
- Quelles étaient les conditions reprises dans le cahier des charges ?
- Qu’en était-il plus particulièrement des conditions d’une organisation de la consultation par visio-conférence ? Un nombre de participants minimum ou maximum par session a-t-il été fixé par le Collège ou l’un des candidats ?
- Quels sont les prestataires qui se sont portés candidats ?
- Quels étaient les montants des offres déposées auprès du Collège ?
- Quel prestataire a été sélectionné et avec quelle motivation ?

3. Sur les riverains consultés :

- Combien de citoyens ayant souhaité participer à ces réunions n’ont pas pu accéder aux réunions faute de place ?
- Comment avez-vous veillé à assurer une représentativité des différentes tendances quant aux mesures à mettre en place ?
- Vous précisez qu’il ne peut y avoir qu’une connexion par ménage. C’est un critère discutable :
— Comment contrôlez-vous cela ? Comment pouvez-vous le vérifier alors que lors des inscriptions, il n’est pas obligatoire de préciser l’adresse ?
— Est-ce que cela présuppose par ailleurs que l’on est obligé d’être du même avis lorsqu’on l’on vit sur le même toit ?

4. Sur l’objet de la concertation citoyenne :

Je découvre sur le site internet de la commune un document de 3 pages reprenant les propositions de certains citoyens. Il est précisé par ailleurs dans le courriel envoyé aux participants qu’ils sont invités à lire cette liste de propositions, choisir leurs trois préférées et déjà préparer vos éventuelles idées complémentaires. Si on ne peut que saluer le dynamisme de certains riverains et leur force de proposition, cette manière de procéder rompt l’égalité de traitement entre les participants. Je peux comprendre l’intérêt de ne pas partir d’une page blanche pour entamer une consultation mais, à partir du moment où les propositions viennent de citoyens eux-mêmes, de participants à la consultation, il eut fallu que le Collège invite chaque participant à communiquer d’éventuelles propositions en précisant qu’elles se retrouveront dans un document compilé et que tout le monde pourra se prononcer dessus. En l’espèce, il y aura des propositions principales que chaque participant aura pu analyser et les propositions secondaires, accessoires, qui viendront lors de la réunion et qui n’auront ni le même statut, ni la même attention. Sans porter de jugement quant aux propositions déjà communiquées, cette manière de procéder est encore une fois peu respectueuse de tous les participants à ces consultations.

- Qu’est-ce qui explique cette méthode de travail ? Est-ce le Collège ou le prestataire externe qui a décidé que les propositions déjà envoyées soient compilées et soumises aux choix des participants ?
- Comment le Collège va-t-il dans cette situation réussir à assurer une égalité de traitement entre tous les participants ?

5. Sur l’objectivation :

Je peux lire sur le site internet de la commune que, l’étape de la procédure prévue en novembre consiste en l’analyse des données de comptage et des retours de la consultation :

- Pourriez-vous me donner plus de précisions par rapport à cela ? De quels comptages parle-t-on ? Quand ces comptages ont-ils été réalisés ? Sur quelles voiries ?
- L’on parle je suppose ici de comptage des véhicules. Quid des mesures de qualité de l’air, que ce soit à l’intérieur ou aux abords, dans les voiries limitrophes, de la zone visée par les mesures de limitation du trafic ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Marc Loewenstein