Le développement du transport de fluvial de marchandises à Bruxelles

Le transport de marchandises par voie fluviale répond parfaitement au double objectif de décarbonisation des moyens de transport et de décongestion de ses voies.

Un transfert modal passant du transport routier au transport fluvial, ou les combinant, permet de réduire les émissions de CO2 de manière non négligeable. Par exemple : les 7,3 millions de tonnes de marchandises transportées par voie d’eau au port de Bruxelles en 2018 ont permis l’économie de 680.000 camions dans et autour de la région et de 106 tonnes de CO2...

Question orale de M. Marc LOEWENSTEIN, Député bruxellois DéFI, à Mme Elke VAN DEN BRANDT, Ministre, chargée des Travaux publics, de la Mobilité et de la Sécurité routière.

Concerne : Le développement du transport de fluvial de marchandises à Bruxelles

Dans un double objectif de décarbonisation des moyens de transport et de décongestion de ses voies, la Région bruxelloise encourage le recours à des modes de déplacement plus respectueux de l’environnement et moins congestionnant.

Le transport de marchandises par voie fluviale répond parfaitement à ce double objectif. En effet et selon BECI, le canal de Bruxelles constitue la seule voie d’accès à la Région qui n’est pas embouteillée et qui est susceptible d’accueillir, sans aménagements supplémentaires, le double de trafics qu’elle connaît actuellement. Par ailleurs, un transfert modal en passant du transport routier au transport fluvial, ou en les combinant, permet de réduire les émissions de CO2 de manière non négligeable. Par exemple : les 7,3 millions de tonnes de marchandises transportées par voie d’eau au port de Bruxelles en 2018 ont permis l’économie de 680.000 camions dans et autour de la région et de 106 tonnes de CO2.

Sur base de ce constat, le Port de Bruxelles encourage les entreprises à recourir au transport fluvial afin de livrer ou réceptionner des marchandises dans la capitale.

Plus encore, et toujours selon BECI, il existe un véritable potentiel pour le développement de combinaisons entre les différents modes de transport afin de permettre aux entreprises d’optimiser leur chaîne logistique. Par exemple, un commerce du centre-ville peut envisager d’acheminer ses produits par bateau jusqu’aux portes de la ville via le canal pour que ceux-ci lui soient ensuite livrés par camionnettes électriques ou vélos cargo. De nombreuses startup’s se sont lancées dans l’offre des solutions innovantes visant, dans la plupart des cas, à rendre le transport plus respectueux de l’environnement.

Ces possibilités s’inscrivent totalement dans les ambitions régionales figurant dans la DPG et qui visent à encourager le recours à des entreprises de transport de marchandises qui proposent des services adaptés au contexte régional, ce qui participe à la volonté de la Région d’encourager le transport de marchandises par voie d’eau afin de réduire le nombre de poids lourds sur les routes et ainsi participer à une mobilité plus apaisée.

Compte tenu de la situation, voici mes questions :

  • Pouvez-vous m’indiquer la part que représente le transport de marchandises en bateaux vers et de Bruxelles pour les années 2018, 2019 et 2020 ?
  • Pouvez-vous m’indiquer les gains chiffrés du transport de marchandises par bateaux par rapport au transport routier que ce soit en termes de coûts pour les entreprises bruxelloises, en termes de coût environnemental et en termes de création d’emplois au sein de la Région ?
  • Quelles sont les mesures mises en œuvre pour favoriser la collaboration entre les entreprises livrant par bateaux et les startup actives dans le « last mile logistics » effectué en camionnettes électriques ou en vélos cargo ?
  • Existe-t-il des freins logistiques ou financiers au développement de l’usage du canal de Bruxelles pour le transport de marchandises ? Dans l’affirmative, quels sont-ils et quelles solutions sont actuellement à l’étude pour y remédier ?

Je vous remercie pour vos réponses.

Marc LOEWENSTEIN


Pour découvrir le compte rendu des débats, cliquez ici et choisissez la Commission Mobilité du 26/01/2021. Il est disponible quelques jours après la date du débat.

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