La concertation dans le cadre du Plan communal de mobilité

J’ai eu l’occasion de revenir sur le futur plan communal de la mobilité, l’évaluation de la participation citoyenne autour des mailles Duden-Altitude 100, la concertation avec les communes voisines, mais aussi la prise en compte des véhicules d’urgence dès lors que l’on installe des verrous ou des sens uniques pour bloquer le trafic de transit.

Interpellation concernant le futur plan communal de la mobilité, l’évaluation de la participation citoyenne autour des mailles Duden-Altitude 100, les liens entre les différentes mailles et le processus décisionnel

Dans le courant de ce mois de juin, deux réunions de participation citoyenne ont été réalisées autour des plans de circulation et mesures à prendre au niveau de la maille Duden-Altitude 100. Une consultation est également en cours au niveau de la maille Parvis et, sans doute, une dernière consultation devrait porter sur la maille Neerstalle.

Pour ce qui concerne la maille Duden-Altitude 100, les participants étaient répartis en 3 groupes correspondant à des « sous-mailles » pour donner leur « ressenti », lors de la première rencontre, sur des modifications de plans de circulation (sens unique, verrous…), ensuite, lors de la seconde rencontre, sur les qualifications des voiries et dispositifs d’accompagnement à mettre en place.

En tant que spectateur de ces séances, j’ai pu entendre des arguments dans tous les sens, des interrogations, des motifs de satisfaction de certain et de mécontentement d’autres, tant sur la forme que sur le fond.

Si cette interpellation en appellera certainement d’autres dans les mois à venir vu que le processus est toujours en cours, j’aimerais déjà vous poser les questions suivantes :

  • Quelle évaluation a été faite de ces deux premiers ateliers participatifs ?
    Une évaluation est-elle prévue avec les participants ? Il y a eu notamment des critiques quant à la publicité de ces ateliers et la représentativité du public. Pour un sujet aussi important, d’aucuns se sont plaints du fait que l’annonce de ces sessions aient été faites que via le site internet, la page Facebook, les sucettes et via un affichage timide dans certains commerces et regrettent qu’un toute-boite n’ait pas été largement diffusé.
    Cette manière de faire a d’ailleurs un impact sur le profil des participants et donc sur les conclusions de ces ateliers.
    Autre point mis en avant : le fait de demander de travailler sur la base de ressentis et donc pas de manière objectivée.
    Enfin, il y a eu pas mal de frustration dans le chef de certains participants qui posaient des questions toutes légitimes mais qui se voyaient répondre que ce n’était pas le lieu où il fallait les poser, qu’il fallait la reformuler… c’est très frustrant lorsqu’un citoyen prend le temps d’étudier un dossier et de passer une soirée à réfléchir au futur de la mobilité à Forest de se retrouver parfois devant un mur, et souvent, lorsque les questions n’allaient pas dans le mainstream ou sortaient de la philosophie des organisateurs. Je comprends qu’il faille cadrer mais cela pouvait se faire sans frustrer.
    C’est important de tenir compte de ces différents éléments, voire d’autres. Je serais intéressé d’avoir l’avis du Collège sur tout cela.
  • Quelles suites seront données à ces ateliers participatifs ? Quel poids sera donné aux avis des citoyens compte tenu des avis forts divergents entendus ? Quelles suites pour les « ressentis », comment concilier des avis si divergents si ce n’est ne pas en tenir compte et n’utiliser ces concertations que comme alibi de consultation ?
  • Comment s’organisera l’articulation entre les différentes mailles et sous-mailles forestoises ? Il est important de noter que les riverains ont été amenés à donner leur avis, leur ressentis, sur des aménagements en sous-mailles, sans connaître les propositions développées dans les mailles voisines. Ce qui est particulier et pose question quant à la cohérence globale des propositions.
  • Au-delà de cette question interne à Forest, comment s’organise la concertation avec les communes voisines ?
  • Quid des prochaines étapes ? Qui prendra la décision finale ?

Marc Loewenstein

Lors des débat, j’ai ajouté suite à la réponse du Collège ce qui suit :

Je me suis ici focalisé sur la forme plutôt que sur le fond puisque, vous l’avez dit, nous aurons le débat au sein du conseil communal qui adoptera ou pas le plan final. Mais encore une fois alors, quelle place pour les avis des riverains ?

Vous dites que certaines observations des habitants étaient intéressantes à recueillir, j’imagine bien dans la mesure où le Bureau d’étude a admis ne pas habiter la maille et ne pas connaitre la réalité de terrain. Pourtant, c’est tout de même utile d’avoir un minimum de connaissance lorsque l’on propose des verrous, des sens uniques. Je prends un petit exemple comme le verrou proposé au carrefour Mozart-Rosendael en ignorant que l’entrée du parking du Delhaize s’y trouve !

Je reviens là-dessus mais pour un sujet aussi important, il m’aurait semblé évident qu’il puisse constituer le premier thème discuté au sein du Conseil citoyen forestois, vous avez préféré y parler du Plan Climat, soit.
Ca aurait été une manière d’assurer, même si c’est compliqué, une meilleure représentativité des habitants de la commune. Mais aussi une manière de dépassionner le débat et assurer un meilleur dialogue entre les différents usagers.
Aujourd’hui, on fait face à des échanges parfois houleux, voire violents sur les usagers, notamment sur les réseaux sociaux, et certains instrumentalisent ces positions radicales pour cliver. C’est, au-delà des agendas politiques de certains, de la responsabilité du Collège d’apaiser le débat et de faire en sorte que les Forestoises et Forestois se sentent entendus et respectés.